s’endormir et rêver à la prochaine pièce…
Chacun de mes spectacles est un parcours qui continue, sans un thème précis, si ce n’est de vouloir, toujours et encore, parler de l’humain et de sa complexité, de ses dérives et de ses secrets, de la mélancolie qui nous habite parfois…
Ça a commencé comme ça… Je lisais un livre sur Whistler, peintre de la fin du XIX ème et je suis tombée sur la femme en blanc avec son bouquet de fleurs, debout sur une peau de bête. Cette peinture m’a touchée, je m’imaginais ses pensées et puis je voyais cet animal dépecé qui servait de tapis la bouche ouverte… J’imaginais au plateau d’autres personnes debout, nous regardant entourées de natures mortes, d’animaux empaillés et leurs pensées qui divaguent.
Un autre point de départ que je veux explorer : l’invisible. Tout s’animerait au début sur le plateau, sans la présence humaine, aidée seulement par ces interprètes manipulateurs cachés. Faire comme si le plateau et ses éléments de décor voulaient nous raconter quelque chose, comme si l’absence s’incarnait. Que le théâtre lui-même nous parlait.
On va jouer avec les objets et les décors sur leur destruction, leur construction, leur apparition, leur disparition, leur chute, leur envol, leurs vibrations, leurs mouvements.
« objets inanimés avez-vous donc une âme ? » (Lamartine).
Je vais installer un monde de tissus, avec des teintes pâles et lumineuses, des teintes comme lavées, trop essorées, des couleurs de poussière, la couleur nous parlera.
Nous fabriquerons des théâtres dans le théâtre, pour se cacher derrière les pendrillons. Des cadres dans le cadre. Nathalie Béasse
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