Dans la République du bonheur

texte Martin Crimp | texte français Philippe Djian (chez l’Arche éditeur) | mise en scène Elise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo

création française en juin 2014 aux Subsistances, Lyon

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reprise automne 2014
au Théâtre National de Chaillot, Paris

texte Martin Crimp texte français Philippe Djian (chez l’Arche éditeur) mise en scène Elise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo

scénographie Yves Bernard costumes Anne Schotte perruques maquillages Cécile Kretschmar musique Etienne Bonhomme dramaturge Leslie Kaplan

pièce pour 8 acteurs et 3 musiciens
avec Anne Benoît, Marcial Di Fonzo Bo, Claude Degliame, Pierre Maillet, Jean-François Perrier,Laurent Poitrenaux,… distribution en cours

production Théâtre des Lucioles coproduction Les Subsistances - Lyon , le Théâtre National de Chaillot - Paris, en cours


Martin Crimp pose une question fondamentale pour l’Europe d’aujourd’hui : est-ce que l’uniformisation ne nous mène pas vers une sorte de « dictature du bonheur » ? Un « tout pareil » qui nous arrive de plus en plus nettement avec la mondialisation et l’impasse du capitalisme ?
La pièce explore le fonctionnement d’un groupe à différentes échelles. En partant de la plus petite - la cellule familiale un soir de Noël - et en agrandissant peu à peu le cercle.

Ces questions sur la liberté de l’individu à l’intérieur de la famille, du collectif, de la république, sont posées ici avec beaucoup d’humour. Comment l’individu est tiraillé entre l’envie de se détacher du groupe, d’être libre et l’envie de ressembler, d’être englobé, de faire partie d’une famille, d’un collectif, d’un pays.
La présence de musiciens sur scène et de chansons dans le texte est essentielle, c’est ce qui rythmera cette danse du collectif, le son de cette « Usine - univers », la répétition des gestes du quotidien. C’est aussi par les chansons qu’arrive un humour grinçant, et que le texte prend la forme d’une comédie musicale (comédie du bonheur) absurde et décalée.

L’espace de la représentation - le décor - sera un lieu collectif banal (gymnase, cantine, cour d’école ou encore un hall d’aéroport). Ces lieux qui, où que l’on soit à travers le monde, sont conçus pour que le collectif puisse y vivre de façon pratique.