Au jour le jour , Renoir 1939

d’après La Règle du jeu de Jean Renoir | mise en scène Benoit Giros

création du 14 au 16 novembre 2012 au centre dramatique national d’Orléans

tournée 2012 | 2013

samedi 15 et dimanche 16 décembre la Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée
du jeudi 17 janvier au vendredi 8 février Nouveau Théâtre de Montreuil
mardi 12 février le Théâtre de Saint-Nazaire

d’après La Règle du jeu de Jean Renoir
adaptation May Bouhada et Benoit Giros mise en scène Benoit Giros scénographie Giulio Lichtner lumières Christian Pinaud son Romain Vuillet costumes Martha Romero

avec Muriel Combeau, Jean-Louis Coulloc’h, Nicolas Ducron, Zachariya Gouram, Vincent Leterme, Jean-François Perrier, Guillaume Ravoire, Laure-Lucile Simon, Christine Vézinet

coproduction Cie L’idée du Nord, Centre Dramatique National d’Orléans-Loiret-Centre, Nouveau Théâtre de Montreuil centre dramatique national, La Ferme du Buisson scène nationale de Marne-la-Vallée
avec le soutien du Théâtre scène nationale de Saint-Nazaire et la participation artistique du Jeune Théâtre National
L’Idée du Nord est subventionnée par la DRAC Centre et la Région Centre


En 1939, Jean Renoir tourne La Règle du jeu, chef d’oeuvre du cinéma français que Godard, Truffaut n’ont jamais cessé de saluer. Inspiré de Musset, le film est une sarabande amoureuse, entraînant maîtres et valets, exquise et tragique, sur fond de montée de guerre et d’antisémitisme. Mal accueilli d’abord, il est la plus subtile méditation sur la société d’avant-guerre que le cinéma est produite. Avec cette adaptation, Benoit Giros se penche sur l’inquiétude pour le temps, dont le cinéaste disait en 1939 qu’elle l’avait tenu sur un fil pendant tout le tournage. Inquiétude devant la montée des haines, devant l’imminence de guerres que l’on s’emploie à nier, devant la règle d’un monde où dominent la défiance et le mépris pour l’injustice et la pauvreté. Un temps aussi pour un nouveau courage. L’histoire racontée est celle de Renoir, tiraillé entre le désir d’être un héros et celui de continuer à faire du cinéma, au risque de la lâcheté.