Tristesse animal noir

texte Anja Hilling | mise en scène Stanislas Nordey

DISPONIBLE SAISON 2016 | 2017

Espace pro >

créé du 11 janvier au 2 février 2013
La Colline théâtre national, Paris

texte Anja Hilling traduction de l’allemand Sylvia Berutti-Ronelt en collaboration avec Jean-Claude Berutti mise en scène Stanislas Nordey

collaboration artistique Claire Ingrid Cottanceau assistante Marine de Missolz scénographie Emmanuel Clolus création lumières Philippe Berthommé création son Michel Zurcher régie générale Antoine Guilloux régie plateau Eric Morel et Laurent Gwenolé régie lumière Arnaud Godest

avec Vincent Dissez, Valérie Dréville, Thomas Gonzalez, Moando Daddy, Kamono, Frédéric Leidgens, Julie Moreau, Lamya Regragui, Laurent Sauvage
distribution en cours

production déléguée MC2 Grenoble en coproduction avec l’Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie, la Colline-
Théâtre national, Théâtre national de Bretagne Rennes, Compagnie Nordey
décor construit par Le Grand T, Nantes


Dans l’idéal, les protagonistes seraient tous amis pour la vie. Mais leur barbecue dans la forêt, un soir d’été torride, révèle peu à peu ambiguïtés et rancoeurs. Pendant leur sommeil, une brindille propage un incendie, donnant lieu à l’une des scènes majeures du théâtre contemporain. La pièce elle-même devient incandescente. Plus de dialogues mais narration et cris se rejoignent dans l’horreur. Pris au piège, chacun vit seconde après seconde l’effroi
absolu et la nature se consume, prenant son tribut sur l’homme. Pour les survivants, plus rien ne sera comme avant.
Par l’entrelacs de différentes histoires, des structures en flash-back, mêlant fictions et songes, Anja Hilling écrit un théâtre nouveau et rare, haletant et puissamment évocateur.

Grand acteur et metteur en scène de la scène contemporaine, Stanislas Nordey voit en Tristesse animal noir, une oeuvre absolument nécessaire. La structure implacable de l’histoire, la profondeur qu’y acquièrent les personnages, mais également le défi (en termes de mise en scène) que représente l’apocalypse incendiaire, l’ont séduit plus que de raison. Dans la façon dont Anja Hilling met en jeu l’émotion, dans cette façon d’ouvrir l’histoire aux états extrêmes, dans cette intensité livrée à nu, Stanislas Nordey y puise une tragédie absolue et actuelle.